Fiche connaissances n° 3

La destruction des gîtes larvaires du moustique tigre

Parce que le moustique vit près de nos habitations, la lutte contre sa prolifération est l'affaire de tous. Le moustique tigre est fortement affilié à l’homme, cela signifie qu’il vit au plus près de chez nous, dans nos maisons, dans nos jardins, sur nos terrasses et sur nos balcons.

Pour éviter qu’il se reproduise et prolifère, il faut détruire ses œufs et donc supprimer les eaux dans lesquelles la femelle pond (suppression des gîtes larvaires). Elle aime tout particulièrement les petits récipients où l’eau stagne. Parfois quelques centilitres peuvent suffire pour qu’une femelle y dépose ses œufs.

Nous pouvons tous agir dès le printemps pour détruire les larves et éviter que le moustique tigre se reproduise et qu’il prolifère. Il faut donc vider régulièrement tous les petits récipients qui peuvent contenir une faible quantité d’eau stagnante, même propre.

Au domicile

En habitat individuel et collectif :

  • Il est important de vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées.
  • Siphon de cour piège à sable : maintenir à la surface une pellicule d'huile blanche végétale.
  • Gouttière : penser à retirer les feuilles ainsi que tous les végétaux et tous les encombrants. Siaprès entretien, l’eau continue de stagner : il faut retirer et remplacer les éléments hors d’usage. Si ce n’est pas possible, vérifier le bon écoulement des gouttières, les faire réparer si elles sont en mauvais état.
  • Après de fortes intempéries (pluie, vent), s’assurer de l’évacuation normale de l’eau. Il est recommandé également de percer en leur point bas les gouttières par un trou de 10 mm de diamètre et bétonner les regards jusqu’au niveau d’évacuation.
  • Vide sanitaire : il suffit de placer une grille moustiquaire aux bouches d'aération.
  • En cas d’inondation, prévoir de réparer les conduites endommagées. Conseil : cuveler en cas de risque permanent d'inondation.
  • Fosse septique : pour assurer une bonne étanchéité il faut poser un couvercle ou changer lesjoints de la fosse.
  • Climatiseurs : penser à vider les retenues d'eau.

Dans les jardins, sur les terrasses ou les balcons

Pour éliminer les petites réserves d'eau stagnante y compris les eaux propres dans lesquelles le moustique pond ses oeufs, pendant sa période d’activité de mai à fin novembre :Pour éliminer les lieux de ponte des moustiques :

  • Bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, bâche de piscine).
  • Attention aux gîtes naturels : creux d'arbres, bambous cassés ou coupés au-dessus des nœuds dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle. Les vider.
  • Ramasser les déchets verts, eux aussi peuvent devenir des récipients d’eau et abriter les œufs du moustique.
  • Etre vigilant et ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs).

Au moins 2 fois par semaine :

  • Vider les coupelles des plantes et tout ce qui retient de petites quantités d’eau (jouets des enfants, mobilier et décorations de jardin, pneus usagés...) ;
  • Changer l’eau des vases et photophores, remplacer l’eau par du sable humide.

Pour éliminer les lieux de repos des moustiques :

  • Débroussailler et tailler les herbes hautes et les haies.
  • Elaguer les arbres.
  • Ramasser les fruits tombés et les débris végétaux.
  • Réduire les sources d’humidité (limiter l’arrosage).
  • Entretenir votre jardin.

Les bassins d’ornement et les réserves d’eau

  • Entretenir régulièrement les bassins et y introduire des poissons rouges, des gambusias ou des carpes, poissons friands de larves

Les normes actuelles

  • Les toits (toitures et toitures terrasses accessibles ou non) ne doivent pas avoir de creux ou de bosses et doivent être en pente (1,5 cm/mètre minimum).
  • Les chéneaux et gouttières ont une pente régulière et suffisante (5 cm/10 mètres) pourl’écoulement, leurs dimensions sont adaptées aux conditions locales, à la surface collectée et à leur forme. Ils ne sont jamais cloués mais attachés régulièrement par des crochets de fixation (1 tous les 50 cm après fixation). Les crapaudines (grilles) retiennent les débris ; elles doivent être régulièrement nettoyées.
  • Les tuyaux de descentes pluviales sont raccordés aux chéneaux ou gouttières en leur point bas. Lorsqu’elle n’est pas récupérée, l’eau qui arrive au sol doit s’infiltrer dans la terre ou être évacuée : soit vers un regard ; soit vers un caniveau ou un autre type de collecteur. Il faut une descente tous les dix mètres maximum.
  • Les regards sont localisés pour être surveillés. L’eau n’y stagne pas : leur fond doit-être à sec, au même niveau que le tuyau d’évacuation. Les siphons de sol (par exemple sur les terrasses) ne sont pas adaptés pour les eaux de pluie car ils se bouchent trop rapidement. Il faut des regards sans siphon. Les regards doivent-être alignés de façon rectiligne et distante de 30 mètres au plus.

Agence régionale de santé Paca – Mars 2019